Post 1 :
Guillaume
05/07/2006 07:06:40
Post 2 :
Frédéric
05/07/2006 09:53:33
Merci pour l'info. Je n'ai pas resisté et je l'ai transmise aux 900 abonnés de la lettre de Jeunes Plus, avec le texte ci-dessous :
Suite à la décision de Gilles de Robien d'interdire les méthodes globales et semi-globales par circulaire, nombreux éditeurs de méthodes semi-globales se sont inquiétés des conséquences économiques de cette décision. Depuis, l'éditeur Nathan s'efforce d'expliquer que toutes ses méthodes, connues pour leur caractère semi-global, sont en fait syllabiques.
Malgré cette riposte de Nathan, les parents continuent à s'intéresser aux vraies méthodes alphabétiques qui existent aujourd'hui et qui, pour les défenseurs de 'l'acte de lire' et de la 'production d'écrits', sont d'une stupidité affligeante. Pour mémoire, les méthodes Boscher, Delille, Lire avec Leo et Lea, Planête des alphas, pour ce qui est des plus connues. Toutes ces méthodes qui apprennent simplement à lire au lieu d''introduire les enfants dans le sens de l'écrit'.
La stratégie doit donc être affinée. C'est ce que proposent Patrick Straub et Sabine Christophe en ventant les mérites de leur méthode de lecture 'Lire avec Patati et Patata'. Ils expliquent en toute simplicité comment il faut changer les mots du discours pour faire passer leur méthode semi-globale pour une méthode syllabique. Ainsi, pensent-ils, les parents n'y verront que du feu. On ne dira plus 'acquisition globale de mots' mais 'mémorisation de mots'. C'est un modèle du genre et nous avons grand plaisir à vous le faire connaître. Ce texte mérite une large diffusion et nous comptons sur vous pour le relayer auprès des parents. Ils sauront ainsi que si le maître leur parle de 'mémorisation de mots', il dit en fait 'acquisition globale de mots'. Et s'il parle de 'méthode syllabique', il dit en fait 'méthode semi-globale'. A vos décodeurs !
Voici l'adresse de ce texte d'anthologie :
[http://perso.orange.fr/patrick.straub/notre_avis.htm]url:http://perso.orange.fr/patrick.straub/notre_avis.htm
En vous souhaitant un bon été !
Post 3 :
scol_11
05/07/2006 09:55:39
Hélas, rien ne change. Les idéologues, bien en place dans toute la structure du ministère de l'EN, ne vont évidemment pas revenir sur leurs dogmes. On change juste les mots qui fâchent (global => voie directe, etc) et on met une toute petite dose de syllabique 'parce qu'on ne peut pas faire autrement'. C'est désespérant.
Post 4 :
avril
05/07/2006 10:22:48
de l'art de faire prendre des vessies pour des lanternes!
écoeurant, le mépris pour les parents, censés gober sans broncher!
et on s'étonne après qu'ils décident de prendre en main l'apprentissage de la lecture!
ce qui m'avait frappée, lorsqu'on a reçu la pub pour cette méthode à l'école, ce sont les ressemblances 'troublantes' avec 2 méthodes elles, vraiment syllabiques et phonémiques, à savoir la planète des alphas( en effet, le point de départ est un conte sur une planète bizarre) et borel-maisonny ( il y a des gestes en photo associés aux sons)
ma collègue m'avait fait la réflexion:tu devrais prendre cette méthode puisqu'elle réunit les 3 que tu utilises!
mais après examen, il est facile de voir les différences:mémorisation de mots, outils ou non, on sait ce que ça veut dire!
ça me fait penser quand on parle de 'technicien de surface' ou de 'déficients auditifs':le vocabulaire employé résolvant presque les problèmes....
Post 5 :
madel1
05/07/2006 21:32:43
l a méthode patati, patata est doublement un attrape nigaud puisqu'elle utilise largement la lecture globale de mots et que les gestes rappellent la forme des lettres et non le phonème comme dans Borel Maisonny. Ce qui pose problème à certains enfants c'est la mémorisation du son.
Post 6 :
Mamoune
05/07/2006 21:33:54
http://perso.orange.fr/patrick.straub/patati_presentation.htm
explications sur le site de auteurs ou
la lecture par voie directe, c'est la dernière trouvaille.
C'est incroyable , les gesticulations que l'on peut faire pour
- ne surtout pas faire du 'syllabique,synthétique, simple vers le complexe'
Post 7 :
Mamoune
05/07/2006 21:48:16
Cette méthode apprend aussi les formes verbales, me dira -t'on, .mais empêchés sans doute d'être clairs par les instructions ministérielles (pas de lecture systématique, mais impérativement en situation)
ils ne donnent pas le moindre tableau de conjugaison d'un temps et mode, mettant en valeur la racine du mot et ses 6 terminaisons.
Ce serait sans doute trop logique et clair.
Au lieu de quoi on a un infâme méli- mélo.
Post 8 :
Jean-Pierre Garcin
07/07/2006 20:29:58
Cette méthode réunit tous les ingrédients du miracle pour les enseignants : pédagogie de projet, entrées multiples permettant de prendre en compte la diversité des élèves sans que gérer la classe soit un casse-tête, travail sur la correspondance graphie-phonie....
Commercialement ça devrait être un hit !
Pour le reste il faudrait avoir les manuels et cahiers sous les yeux pour vraiment se faire une idée...
JPG
Post 9 :
jarretepasdetrouvertoutnul
08/07/2006 19:43:44
C'est quand formidable de payer tous ces enseignants à ruiner notre pays !!! C'est le premier budget de l'état, et personne ne se rend compte que cet argent est jeté par les fenêtres, Jules Ferry avec beaucoup moins d'argent et plus de bon sens réussissait mieux, tout le monde savait lire !!
heureusement que quelques personnes comme nous ouvrent les yeux!!!!!
Post 10 :
reveanne
10/07/2006 23:20:01
J'ai emprunté cette méthode au centre départemental de documentation pédagogique....
Il n'y a ni manuel, ni fichier, c'est un cdrom, un malheureux livret avec le conte de départ et des affiches reprennant ce-dit conte.
sur le cdrom on retrouve le texte publié plus haut, plus une lettre d'informaion pour les parents, la progression et toutes les fiches photocopiables de travail sur le code et sur le conte de départ.
La progression éclaire à elle seule la cathégorie à laquelle appartient cette méthode.
septembre étude de : a, i, e, u, o
octobre: t, p, r, l
novembre: s, m, n, d
...
De plus dés la premier fiche l'enfant dois lire des groupes de mots tel que : ' je m'appelle Patata'
Par ailleurs cette méthode necessite que l'enseignant se débrouille pour trouver tout seul des activités sur album, et nécessite l'achat de la méthode 'lecture+' pour avoir acces aux images et à certaines fiches.
Post 11 :
Jean-Pierre Garcin
11/07/2006 08:02:14
'cette méthode necessite que l'enseignant se débrouille pour trouver tout seul des activités sur album', a écrit Reveanne.
Ah mais ça alors c'est le top de l'enseignement moderne ! Le professeur des écoles se doit de créer lui-même ses outils et de concevoir les activités, tant il est vrai que son groupe-classe n'est pas celui de sa (puisqu'il n'y a presque plus de 'son'... ;-) collègue. Sans compter qu'il doit diversifier car le groupe ne se réduit pas à la somme des individualités. Bon, tout cela s'incrivant dans le projet de la classe, lui-même se reliant au projet d'école devant tenir compte du projet départemental...
;-)
JPG
Post 12 :
juliette22
11/07/2006 10:37:33
'Toute innovation pédagogique n'est pas folle modernité,tout dépend du but et du contexte idéologique...Les innovations d'avant 1968 ne vooulaient pas abolir ce qui précédait, ils voulaient le perfectionner ...C'est à partir de 1970 qu'apparaissent les destructeurs de l'enseignement élémentaire ... dans les années 1950, l'école primaire avait deux ans d'avance sur le reste du monde ... aujourd'hui. En primaire, le travail effectué par les élèves semble squelettique, décousu, loin de la rigueur et de la richesse de l'école , il y a 50 ans (c'est à dire des IVe et Ve républiques et non de la IIIe comme on aimerait nous le faire dire.'
Extraits de l'interventionn prononcée lors du colloque du 4 avril 2006. Pas de société du savoir sans école. 'Face à la dérive pédagogiste : trensmettre et innover' par Elisabeth ALtschull.
Je suis entièrement en phase avec ces déclarations, mais il va donc falloir changer l'état d'esprit de notre société, retrouver les pédagogies que la fracture de 1968 a empêché de transmettre, revoir les emplois du temps, abolir les IUFM.
Une révolution contre l'agonie de l'institution.
Post 13 :
Anne-Marie Valette
12/07/2006 16:07:58
juliette22 et les autres membres de ce forum conscients du désastre que subit l'école en général (le privé n'échappe plus aux diktats des sciences de l'éducation), vous savez qu'en ce moment se rendent les résultats du bac.
Voici quelques extraits d'un article du Figaro de lundi 10 juillet 2006.
'Polémique autour du bac 2006.
Avec un taux de réussite qui pourrait dépasser celui de 1968, l'examen est jugé bradé par certains parents et enseignants.
(...Au vu des résultats des élèves reçus du premier coup, (73, 9 % soit 5,1 points de plus qu'en 2005), la cuvée 2006 devrait frôler voire dépasser le taux record de 81 % atteint en 1968. Cette année, témoigne un enseignant qui a corrigé des copies de sciences éco, 'le bac est donné.'
Pour René Sylvestre, président du groupe l'Etudiant, 'il est évident que les organisateurs du bac ont demandé aux correcteurs d'être un peu plus sympas' pour tenir compte des heures de cours perdues pendant la crise du CPE. Le ministre de l'éducation, Gilles de Robien, nie toute idée de bac au rabais. Selon lui, ce cru 'exceptionnel' est dû uniquement au talent et au travail des élèves et des enseignants.
(....) Ce sont les bacheliers scientifiques qui ont tiré le mieux leur épingle du jeu avec 8,6 points de plus par rapport à 2005.
Le niveau d'exigence baisse, dénoncent les enseignants.
Outre de multiples fautes d'orthographe et de syntaxe qui émaillent les copies parfois rédigées en langage 'texto', ce professeur de philosophie a par exemple relevé cette année un 'dieu aux iris' (dieu égyptien Osiris) ou une 'chapelle sixteen' (Sixtine ). Voici par exemple le mail adressé par un adolescent de terminale S à un de ses professeurs.
'bon ben le bac sa c'est bien pasé j'ai eu 15 de moyenne general donc menssion (mention) ben, bref en philo je pensai avoir mieux fait j'ai eu que 13...otant dire que je suis dessus (déçu) , je pensais avoir bien assuré.' Un mail à l'image de ses prestations écrites pendant l'année, qui lui ont pourtant valu une mention 'bien ' au bac S !
Cette interrogation sur le manque d'exigences des épreuves touche tous les examens. Mireille Grange, professeur de lettres en ZEP, s'étonne que, le jour de l'épreuve de français du brevet, l'ensemble des candidats d'une salle d'examen en provenance d'étabissements différents ne connaissaient pas cette année le sens du mot 'prose' et étaient donc dans l'impossibilité de traiter un sujet qui leur demandait de rédiger un 'récit en prose'. Ces élèves ont par ailleurs découvert noir sur blanc que l'orthographe n'était pénalisée qu'au delà de 10 erreurs. ' Comment une école aux exigences aussi réduites peut-elle communiquer le goût de l'effort et du travail bien fait ?', s'interroge-t-elle.
Pierre Merle, sociologue et sécialiste de l'évaluation, réfute ces reproches d'indulgence excessive. 'Les tests de niveau dans l'armée donnent les mêmes résultats depuis trente ans, ' affirme-t-il. Certes, l'orthographe s'est fortement détériorée depuis quelques années, reconnaît-t-il, 'ce n'est pas un scoop'. Mais, assure-t-il, les élèves seraient bien meilleurs à l'oral ou en informatique...' (Marie-Estelle Pech)
Anne-Marie Valette.
Post 14 :
reveanne
12/07/2006 17:02:33
je m'interroge sur l'apropos des deux derniers messages ci-dessus...
Post 15 :
toto
12/07/2006 17:20:37
'je m'interroge ....'
lol
moi aussi des fois je ne sais pas où je vais pouvoir coller un truc que je pense être super important.
Post 16 :
Anne-Marie Valette
12/07/2006 18:44:32
reveanne, le lien est pourtant facile à faire : la destruction de l'école élémentaire (voir Liliane Lurçat) date de maintenant plus de trente ans,(dans les années 60, l'apprentissage de la lecture par les méthodes globales du genre 'Poucet et son ami l'écureuil', voir ce qu'en dit Toto, était plutôt anecdotique) et avec les IUFM, le phénomène va à toute vitesse depuis une quinzaine d'années.La destructuration atteint maintenant non seulement le collège, mais le lycée et l'enseignement supérieur. En calcul, bien que la plupart des gens en soient moins conscients, le désastre est le même.
Tout ce qui précède ayant trait à l'apprentissage au CP, ce que j'ai posté ne fait qu'en prendre la suite.
Anne-Marie Valette.
Post 17 :
reveanne
12/07/2006 19:30:02
je ne nie pas le bien fondé des deux interventions mais le thème premier de ce sujet n'était-il pas la manipulation du langage que certains éditeurs utilisent dans leurs outils promotionnels pour faire croire que leur méthode mixte est une méthode syllabique (ici, le cas de la méthode 'patati et patata', mais la méthode 'grand large' est dans le même cas.)