Chambre : Apprendre à lire et à écrire à la maison
Message : Aide aux devoirs


Post 1 :
madel1
30/11/2006 18:43:18

Dans la petite ville où j'habite, nous avons (quelques enseignants à la retraite) organisé de l'aide aux devoirs. A notre grand étonnement tous les CP apprennent à lire avec une méthode presqu'entièrement globale. Par exemple 2 pages de texte à deviner pour le lendemain et pas de syllabes.
Que feriez vous à notre place?

Post 2 :
lemondealenvers
30/11/2006 19:11:33

S'en occuper soi-même en prenant soin de ne pas créer de conflit entre ce qui est fait à l'école et ce que vous faites faire en complément à la maison.

Post 3 :
toto
30/11/2006 21:06:51

Bonsoir madel,

Prenez L&L, allez doucement .... Lisez bien le cahier du maître (même si vous êtes des pros)

et racontez nous..

Post 4 :
beck
30/11/2006 21:06:51

Bonsoir
Vous pouvez aussi entrer en relation avec les instits. Ils ne sont pas forcément opposés au travail syllabique, même si les textes lus le soir sont approchés de manière globale.
Souvent, il y a un travail syllabique qui est fait aussi en classe, mais cela n'apparaît pas dans les leçons.
Cela ne me semble pas judicieux d'entamer un travail sur une méthode différente sans en parler avant aux parents et aux enseignants...
M toto ne sera pas d'accord avec moi sur cela, mais je vous donne tout de même mon point de vue.
Vous pouvez aussi privilégier la production de petits textes dans lesquels ils vont réinvestir leurs connaissances en syllabique, consolider l'apprentissage de l'alphabet...
Dans tous les cas, il faut éviter les tensions, dialoguer.

Post 5 :
toto
01/12/2006 10:07:36

'M toto ne sera pas d'accord avec moi sur cela,'
Grand paranoïaK va :o))))

Je suis pour le dialogue, SI en face les gens sont ouvert...... hum hum...

Post 6 :
Mamoune
01/12/2006 11:23:54

Bonjour Madel,
Ne vous mêlez pas de 'dialoguer ' avec l'école, sous peine d'être envoyées sur les roses.
En général les maîtres sont chatouilleux sur leurs méthodes: à l'époque actuelle, chacun concocte sa sauce.
Puisque de toutes façons l'école est censée faire 'aussi' de la syllabique, eh bien , vous la faites aussi, je ne vois pas ce qu'on pourrait vous reprocher...

Post 7 :
Vero
01/12/2006 12:07:18

Beck,
Ils sont en CP, on est début décembre, et vous proposez : 'Vous pouvez aussi privilégier la production de petits textes dans lesquels ils vont réinvestir ...' Mon fils n'a jamais eu ce type d'exercices en CP, il commence seulement en CE1. Ou alors, on ne parle pas de la même chose. Que 'produisent' vos élèves en ce moment ?

Et vous dites : 'Souvent, il y a un travail syllabique qui est fait aussi en classe, mais cela n'apparaît pas dans les leçons' Comment ça, ça ne se voit pas ? C'est caché ? Je reste perplexe ...

Post 8 :
beck
01/12/2006 12:07:18

Bonjour Véro
Je n'établis pas le programme de ce qu'il faut faire maintenant. Je ne sais pas à quel stade ils en sont. Je donnais juste des exemples de choses possibles. Mes élèves essaient de produire des petits mots ou des phrases, qui sont ensuite validées ou non. C'est un exercice très intéressant, puisqu'il permet de 'passer à l'actif' certaines connaissances 'passives'. On peut rapprocher cela au fait qu'on retient mieux du vocabulaire (étranger) lorsqu'on a commencé à l'utiliser en situation.
Cela les oblige aussi à relire ce qu'ils écrivent... à ne pas oublier de mot dans la phrase...
Par ailleurs, cet exercice permet d'introduire l'idée d'une norme orthographique. Genre : tu as écrit 'bato', c'est bien, je peux le lire, la véritable écriture du mot, c'est 'bateau'...
En ce qui concerne le travail syllabique, je confirme : souvent, il y a du travail syllabique qui est fait en classe, et qui ne fait pas l'objet de devoirs le soir, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs, heureusement.
Il ne s'agit pas pour autant de le cacher.
Je pense de toutes façons que plus on donne de leçons le soir, plus on creuse les inégalités. En ce qui me concerne, je ne vois les leçons que comme une occasion de constater les évolutions, comme un lien avec la famille. Ce n'est pas un moment d'apprentissage. Les enfants qui ont passé 6 heures en classe ont, à mon avis, mieux à faire. Les leçons doivent être courtes et détendues, elles ne sont pas là pour ajouter de la pression et de l'angoisse sur les parents et les élèves. En cas de difficulté, il faut rencontrer l'enseignant, adapter la difficulté à l'élève.
Mamoune, je regrette que vous incitiez Madel à ne pas dialoguer. Cette position est incompréhensible.

Post 9 :
Mamoune
01/12/2006 14:26:08

A propos du dialogue avec les enseignants, questions pratiques:
comment avoir un rendez-vous à une heure compatible avec les horaires de parents qui travaillent souvent tard?
Beaucoup de parents se plaignent qu'ils n'arrivent pas à voir les maîtres.
Il n'y a souvent plus de possibilité de rencontres informelles en sortie de classe, les enfants sortent, point.
Il faut prendre rendez-vous, par l'intermédiaire du cahier de liaison que l'enfant aura peut-être oublié d'apporter , à des heures parfois incompatibles avec les horaires de travail.
On en déduit que le dialogue n'est pas forcément souhaité des 2 côtés.

Post 10 :
Anne-Marie Valette
01/12/2006 16:52:14

La fameuse 'production d'écrit' en CP, c'est la dysorthographie programmée.J'ai un joli texte comme cela d'un petite fille : vingt fautes en quatre lignes. On ne doit écrire que ce que l'on a appris.
Cela me remémore les extraits de ce livre complètement imbécile que je replace ici. Et les cuistres qui en écrivent doctement 283 pages et ratiocinent à perte de vue sur les admirables 'productions ' de leurs chers bambins.
Anne-Marie.

Post 11 :
Anne-Marie Valette
01/12/2006 16:55:56

C'est tellement euh qu'on ne s'en lasse pas, c'est presque beau.

'Apprendre à écrire à l'école maternelle'

Ce livre, 'apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle', PROG.INRP, (Hachette Education )est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans.(Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
'En fin de grande section, 'début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
'le papa de Tom a mangé une tarte'. Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis 'se dicte' les lettres.Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
'Le', je sais. 'Papa', je connais, c'est P,A,P,A,'Tom', c'est maman qui m'a montré, ' a mangé', j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom'...etc

Autre exemple :
' La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d'abord , et à tout prix, éviter les questions en 'pourquoi tu as fait ça?', 'pourquoi la
petite fille elle a fait ça?'. Les questions qui vont induire du 'débroussaillement' cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : 'est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?', 'tu peux nous
expliquer comment tu sais ça?', 'et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?', 'comment tu pourrais faire pour...?' On comparera ces deux attitudes en Grande Section.'
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
' Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit , à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on
essaie de l'écrire.(....)
Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : ' NO T érDIOCHASere
'J'ai voulu écrire 'interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) 'chasseur' (montre 7 dernières lettres.)'
Paul : 'PAEDSEASCSCEAP '
'J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)'
Alexandre : 'LURTI DUEUAP'
'J'ai écrit : 'interdit' (montre LURTI) ' de tuer' (montre DU) 'les lapins' (montre UAP)
Solène :' ltiEênrnallruirT'. leErneeneein.'
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés.'

Post 12 :
Mamoune
01/12/2006 20:23:49

Laiisser un enfant qui ne sait pas 'décoder' écrire ce qu'il veut est une ânerie.
C'est pourquoi je ne comprends pas le bénéfice qu'on peut retirer de cette pédagogie vicariante ( de vicaire) où un enfant choisit ce qu'il veut étudier
Il s'ensuit qu'il n'y a aucune progression logique.
C'est de l'éducation zapping.
De plus comme il s'agit de groupes d'enfants, ce serait bien étonnant que tous les enfants du même groupe désirent étudier la même chose.
L'un choisit et les autres?
Il y en a forcément qui sont mis de côté.

Post 13 :
madel1
08/12/2006 09:32:00

aides aux devoirs (suite)
Les enfants ont très peut de syllabes à lire. Cependant voilà un exercice qu'ils avaient à faire hier: découper des syllabes, les assembler par 3 pour faire des mots bizarres (qui ne veulent rien dire)!!! Celà a donné: pa ru lo ; parulo
Quel intérêt de faire celà alors que l'on privilégie le sens dans ce genre de méthode?

Post 14 :
Anne-Marie Valette
08/12/2006 13:18:08

Vous pouvez utiliser Léo et Léa, plus la grammaire Berthou. Ma fille en est enchantée, cela interesse beaucoup ses petits élèves, et ils progressent de plus en plus. Bien qu'ayant eu certainement une mauvaise GS, ils en sont à la leçon 11. Ils sont très complaisants pour le travail à la maison. Relire la leçon du jour, apprendre des mots qu'ils SAVENT LIRE : ils ne devinent jamais. Les 'productions d'écrit', tarte à la crème des pédagogistes, sont à proscrire. C'est l'entrée assurée dans la dysorthographie, puisque les enfants écrivent n'importe quoi. Quant aux pseudo-mots, mieux vaut apprendre de vrais mots : ils n'en connaîtront jamais assez !
Anne-Marie.

Post 15 :
Anne-Marie Valette
08/12/2006 13:21:43

J'oubliais : ils emportent à la maison les petits livrets et la maîtresse les interroge pour voir s'ils ont bien compris.
Anne-Marie.

Post 16 :
Jean-Pierre Garcin
08/12/2006 20:37:51

Quant aux pseudo-mots, mieux vaut apprendre de vrais mots : ils n'en connaîtront jamais assez !

N'écoutez pas toujours Anne-Marie, qui se montre souvent excessive.
Les non-mots, à dose raisonnable, sont intéressants en ce sens que leur lecture ne peut justement pas s'appuyer sur le sens, est donc du pur décodage. Ils sont utiles aux enfants se leurrant sur la lecture, càd ceux qui ne décodent pas.

Post 17 :
Valérie
09/12/2006 00:40:59

Oui , JPG, d'accord avec les pseudo mots, mais en fait, ils ne me sont utiles, en ce qui me concerne, que pour des élèves que j'ai dans ma classe, qui viennent d'une autre école, qui redoublent leur CP et pour lesquels il me faut casser les habitudes de 'devinette' . Pour les autres (élèves), je suis aussi d'accord, mieux vaut lire de vrais mots...
Pour l'anecdote, j'ai pris beaucoup de plaisir aujourd'hui à les entendre faire de l'humour à l'égard d'un camarade (auquel je faisais une remarque parce qu'il n'avait toujours pas rangé son classeur dans son casier) : 'hâte-toi, hâte-toi...' ça me fait rire sur le moment, mais je suis fière de voir qu'ils ont compris le sens de ce verbe, un peu désuet certes, (mais qu'ils retrouveront lors de futures lectures, j'espère) et qu'ils sont également capables de le transposer avec humour dans leur univers quotidien. J'aime cette complicité entre eux et moi et ils l'apprécient également apparemment...

Post 18 :
toto
09/12/2006 16:45:43

:)

Post 19 :
magali
09/12/2006 18:53:26

Madel,
La situation est compliquée. Dans un premier temps, si j'étais à votre place, je ferais faire les leçons et en complément tous les soirs (s'il s'agit d'une aide quotidienne) je ferais un quart d'heure de travail avec Fransya ou Léo et Léa ou Boscher en fonction des affinités. Ceci étant dit, ce ne peut-être réalisable qu'avec un suivi quotidien. Une fois cette phase acceptée ....j'amplifierais le travail sur une méthode alphabétique. Bon courage.

Post 20 :
madel1
11/12/2006 09:59:12

L'aide aux devoirs se fait 2 fois par semaine. Je refuse de lire les textes à lire globalement. J'utilise léo léa pour leur faire comprendre ce que veut dire lire. Ils ne font que deviner. C'est triste d'arriver à la fin du 1er trimestre et de voir que les enfants ne savent encore rien lire!

Post 21 :
Jean-Pierre Garcin
11/12/2006 20:01:01

C'est triste d'arriver à la fin du 1er trimestre et de voir que les enfants ne savent encore rien lire!

Je pense qu'avec les consignes ministérielles et tout ce qui a été dit et exposé, ce n'est pas triste c'est coupable.

Post 22 :
Anne-Marie Valette
11/12/2006 20:55:15

Je viens de relire le livre de Mme Wettstein-Badour, 'Bien parler, bien lire, bien écrire', excellent à tous points de vue.on y trouve les raisons de l'épidémie de fausse dyslexie qui sévit depuis une trentaine d'années, le mensonge de ceux qui bernent les parents en leur faisant croire que le 'déclic' va se produire, et qu'ils peuvent s'en remettre aux instits même s'ils utilisent des méthodes mixtes, en fait ils font du global dès la maternelle moyenne souvent, presque tous en GS. Et une infime partie des livres proposés en CP sont des méthodes abominables, je ne saurais dire laquelle est la pire.
Bref, je vous recommande ce livre, car il donne d'excellents conseils pour remettre rapidement d'aplomb des enfants abimés par ces méthodes.
Anne-Marie.

Post 23 :
Anne-Marie Valette
11/12/2006 20:59:00

Il faut lire bien sûr 'une infime partie ...est constituée de méthodes alphabétiques, les autres sont des méthodes mixtes abominables' .
(Problèmes d'ordinateur depuis 3 jours, et crainte de le voir retomber en panne!)
Anne-Marie.

Post 24 :
beck
11/12/2006 20:59:00

Bonsoir
Excusez-moi de me mêler de votre discussion, mais en fait, Madel1, vous avez posé une question, en sachant déjà que la réponse qu'on allait vous apporter serait l'option que vous avez choisie.
Ca sert à quoi, au juste ?
Je vois que vous (tous) vous écoutez dire des horreurs toutes plus grosses les unes que les autres sur les instits qui font trop de ceci ou trop peu de cela, sur le système qui part à vau-l'eau. Par chez moi, on appelle ça des menteries, c'est un style traditionnel de contes... C'est à celui qui en rajouterait le plus, à qui serait le plus grotesque. Serions-nous voisins ?

Le tort principal si j'ai bien compris, est de ne pas utiliser vos méthodes infaillibles. On pourrait appeler cela du procès d'intention. En réalité, je pense que c'est pire.

Travailler sur des non mots... alors-là, c'est un bel exemple de votre fonctionnement... ou comment retourner sa veste par solidarité. Oui, M. Garcin, vous proposez des listes de non mots sur votre site. Evidemment, ça fait tâche quand on vous dit ensuite que cela n'a pas de sens.
Sortis de L+L et Boscher... il n'y a RIEN. Votre programme commun tient en deux phrases. C'est risible. (Cela dit, M. Garcin, j'ai lu sur cartables.net votre programme de mathématiques pour le CP, c'est intéressant !)

En ce qui me concerne, j'utilise des non mots. Cela ne me choque pas : c'est de la technique pure. Cela n'empêche pas non plus de faire écrire ou lire des mots authentiques.
Pour la dysorthographie, Mme Valette, c'est purement gratuit. Votre conception est : L'enfant ne sait rien, nous allons tout lui apprendre. Il ne doit donc rien écrire avant qu'on ne lui ait demandé de le faire. Je pense qu'il est bon que l'enfant s'exerce, essaie, valide, infirme, soit actif. Les enfants ne sont pas là uniquement pour reproduire des gestes à la demande... Cela s'appelle du dressage, pas de l'enseignement!
Petite parenthèse, Mme Valette... je vous propose de jouer à 'ni oui ni Wettstein-Badour'... C'est une variante du 'ni oui ni Léo et Léa' en plus facile. Le perdant est privé d'ordi pendant une semaine.
Salutations

Post 25 :
magali
12/12/2006 07:19:06

Madel,
Effectivement, s'il d'agit d'une aide hebdomadaire, vous n'avez guère le choix. Dans ce cas, il suffit juste de changer la dénomination : au lieu de l'appeler 'aide aux devoirs' , vous l'appelez 'soutien scolaire ' et on ne pourra pas vous reprocher de faire autre chose.

Post 26 :
Anne-Marie Valette
12/12/2006 08:47:19

Madel, pour vous faire une opinion autre que celle affichée sur ce forum, allez dans la 'bibliothèque' de LIRAS, où se trouvent des documents très interessants, en particulier 'Le cerveau, cet inconnu des pédagogues', petit document très clair qui vous expliquera notre point de vue. Nous cherchons à vous aider, ayant derrière nous une grande expérience ...et beaucoup de lectures. Les faits sont têtus, et ayant à notre tête de nombreux membres éminents dont des prix Nobel, contre des 'chercheurs en éducation' autoproclamés 'professeurs des universités', nous ne faisons hélas qu'accepter de regarder les réalités. Et essayer de sauver ce qui peut l'être.
Les arguments de Beck me paraissent bien spécieux, face à madame Wettstein-Badour, médecin qui a consacré sa vie depuis plus de 35 ans à l'accompagnement d'enfants d'âge scolaire et notamment de ceux qui sont en difficulté. De même pour mesdames Cuche et Sommer, qui, orthophonistes depuis des dizaines d'années, ont appris à lire à des milliers d'enfants, et en ont sauvé d'autres milliers par leur excellente méthode.
Anne-Marie Valette.
Anne-Marie.

Post 27 :
madel1
12/12/2006 08:51:24

M. beck,
Si les méthodes de lecture d'apprentissage de lecture étaient efficaces nous n'aurions pas les discussions actuelles. Il y aurait moins d'échec scolaire... Mais reconnaissez le il y a un problème, un gros problème . A moins que l'on se contente de dire que c'est la faute à la société, aux familles... L'école ne veut tout simplement pas se remettre en cause.
Croyez vous que je vois de gaieté de coeur tous ces enfants d'intelligence 'normale' qui à Noël ne savent toujours pas lire même un mot simple alors que mes élèves de classe spécialisée apprenanient tous à lire!!

Post 28 :
madel1
12/12/2006 08:55:23

J'ai moi aussi une longue expérience des enfants en difficulté . Ce qui me désole c'est mon impuissance face aux collègues qui s'obstinent avec leurs méthodes qui n'apprennent pas à lire ni à écrire. Force m'est de constater que dans notre coin de France on ne sait plus enseigner le français.

Post 29 :
Anne-Marie Valette
12/12/2006 09:05:34

Malheureusement, quand on voit les difficultés des enseignants qui 'instruisent' pour avoir simplement le droit de le faire, on se dit que c'est seulement la voix des parents qui pourra faire bouger les choses. Un de mes amis qui a est un excellent professeur de primaire (CE1 ou 2) acquis au projet SLECC (savoir lire écrire compter calculer) me dit que le père d'un de ses élèves se sert du cours de son fils...pour ses élèves du collège.
Sans commentaires.
Berthou est réédité et est un très bon petit livre pour les enfants dès le CP.
Anne-Marie.

Post 30 :
Anne-Marie Valette
12/12/2006 09:06:26

'ami qui est'

Post 31 :
Anne-Marie Valette
12/12/2006 09:36:19

Mad, vous ne connaissez peut-être pas les théories farfelues de nos grands spécialistes de l'apprentissage de la lecture. En voici un bel exemple.


'On pense permettre à l’apprenti lecteur de parvenir à la « découverte du sens » en faisant « l’économie du décodage », considéré comme inutile- voire dangereux- et fastidieux.
Une intéressante citation de Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, mérite d’être mentionnée : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite. Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire. Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs. C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)
CQFD
Anne-Marie.