Post 1 :
Mamoune
02/04/2008 14:35:39
Anatole, 8 ans , refuse catégoriquement de faire sa page de français Léo et Léa à la maison.
A sa mère qui lui en demande la raison, il répond:
' Tu comprends, aujourd'hui à l'école on nous a expliqué les droits de l'enfant '
Post 2 :
toto
02/04/2008 16:48:29
[lol]img:http://images-ftvi.mesdiscussions.net/icones/smilies/lol.gif
Il a de l'humour le ch'tio ... Et qq part il a bien raison, normalement, si l'école faisait 'correctement' son boulot, cela devrait largement suffire. àmha.
Maintenant, elle peut toujours essayer d'expliquer que les droits de l'enfant à l'école ne sont pas tout à fait les mêmes que les droits&devoirs de l'enfant à la maison . [ange]img:http://images-ftvi.mesdiscussions.net/icones/smilies/ange.gif
Post 3 :
Mamoune
03/04/2008 11:23:32
Je ne sais pas ce qu'on explique en classe sur les droits de l'enfant.
Le premier droit n'est-il pas de recevoir de l'école une instruction digne de ce nom..
Toto, on éviterait effectivement Léo et Léa à la maison le soir, alors que les enfants sont fatigués de leur journée en collectivité, dans une ambiance souvent bruyante.
Et ils ont parfois en plus de stupides devoirs à faire pour l'école.
Que leur reste-t-il pour rêver ?
Ils ne sauraient pas gérer la solitude qui permet pourtant la conscience de soi-même.
Post 4 :
ex-parent
03/04/2008 12:00:47
Tout à fait d'accord avec vous, Mamoune : 'Le premier droit n'est-il pas de recevoir de l'école une instruction digne de ce nom.'
Je n'ose imaginer ce que le maître ou la maîtresse ont fourré dans la tête du petiot... Cela serait d'ailleurs intéressant d'en savoir plus...
Il est possible que ce soit Anatole qui ait déduit de lui-même l'utilisation familiale qu'il pouvait faire de ces droits bien théoriques. Dans ce cas, réjouissons-nous: c'est un malin!
Post 5 :
Mamoune
03/04/2008 16:55:03
Je le pense Philippe...
Tout de même que peut-on leur raconter ?
Post 6 :
ex-parent
03/04/2008 21:12:06
Sa maman le saura peut-être lorsqu’Anatole rapportera son cahier du jour terminé à la maison…
Post 7 :
Mine
08/04/2008 18:21:45
J'ai le cas d'une élève de 8 ans, qui après avoir vu en détails les Droits de l'enfant, à l'école,, a eu l'audace d'appeler la gendarmerie après une claque bien méritée, appliquée par sa génitrice. Elle s'est ensuite réfugiée chez des voisins, qui l'ont soutenue stupidement. Heureusement, le gendarme qui s'est déplacé, pére de famille ayant qq bon sens, a calmé les ardeurs de la petite peste 'martyrisée': il l'a traitée de 'morveuse trop gâtée', lui a expliqué que si elle n'obéissait pas à ses parents, elle suivrait le doux chemin qui mène en prison...Brave homme!
Post 8 :
toto
08/04/2008 19:25:19
Bonsoir,
ça me fait penser à une chtite fille qui s'est fait menacer (par sa prof) d'aller dans une cave si elle continuait de faire son cinéma.
Sûr que ça l'a marqué toute sa vie . :ange: ;)
Post 9 :
toto
08/04/2008 19:26:04
marquée
Post 10 :
Vero
18/04/2008 12:06:16
Mine, je suis choquée de vos propos 'une claque bien méritée' ... croyez-vous vraiment que la violence soit un bon moyen d'instaurer son autorité ?
Je ne vois pas pourquoi instruction devrait rimer avec violence ?
Post 11 :
Ananke
18/04/2008 16:25:12
Je me rappelle ce jour où je suis rentré de l'école en ayant appris un nouveau mot. Je monte l'escalier à la rencontre de ma mère, mon petit visage sans défense, et lui dit : 'Salope !'
Ce fut une des seules claques qu'elle m'ait données...
Post 12 :
Mine
20/04/2008 19:13:46
Il n'y a rien de choquant à donner une claque à un enfant qui a largement dépassé les bornes...et qui le sait. Je me suis pris quelques rares claques, enfant, pleinement méritées et cela ne m'a pas traumatisée. Je suis contre la violence, mais parfois une fessée (ou une giffle) est necessaire. Il est extrèmement rare que je lève la main sur mes enfants. Je prèfère les punitions.
Mon fils a osé lever le poing sur moi, un jour où je l'avais puni dans sa chambre. Il a reçu une claque magistrale, il n'a jamais recommencé.
Je vois de nombreuses mères qui négocient leur autorité, à grand coup de chantage affectif, commercial, ...les enfants les insultent, lèvent la main sur elles, c'est affolant! Elles trouvent cela normal. Moi pas.
Post 13 :
Frédéric
20/04/2008 22:05:37
Une petite blague à ce sujet. Un jour, une maman va faire ses courses avec son fils. Pendant ce temps, elle le laisse sur le cheval à bascule. Au moment de partir, l'enfant refuse de descendre du cheval. D'autres personnes viennent à la rescousse et commencent à négocier avec l'enfant. Pas moyen de le faire descendre. Une employée a une idée : il y a un psychologue à qui on pourrait demander de l'aide. Le psy vient, s'approche de l'enfant, lui glisse quelques mots à l'oreille et, instantanément, l'enfant descend. Admiration de la foule attroupée autour de l'enfant. Tout le monde veut savoir comment le psy a réussi cet exploit. Mais, qu'est-ce que vous lui avez dit ? 'Si tu ne descend pas tout de suite du cheval, tu vas te prendre une claque dont tu te souviendras'... Juste pour détendre l'atmosphère ;-)
Franchement, à part le cas des enfants battus, quelqu'un a-t-il ici gardé un traumatisme de quelques claques reçues enfant, à juste titre... ?
Post 14 :
Vero
20/04/2008 22:08:17
On est sans doute hors sujet mais bon ... 'Mon fils a osé lever le poing sur moi, un jour où je l'avais puni dans sa chambre. Il a reçu une claque magistrale'
Ca veut dire quoi pour un petit ?
Je t'interdis la violence que je m'autorise ...
La loi réprouve la violence entre adultes, pourquoi serait-elle autorisée à l'encontre des enfants ? Vaste sujet ...
Post 15 :
Mine
21/04/2008 11:16:31
Oui, nous sommes hors sujet, cela n'a rien avoir avec le travail du soir. Pardon Mamoune! Mais l'autorité et l'éducation des enfants est un sujet de première importance, surtout dans notre monde moderne, où les jeunes parents (certains...bcp...) n'ont plus de repères et ont rompu avec la tradition éducative de leurs ancêtres. (peut-être un peu trop dure, je l'admets.)
'Ca veut dire quoi pour un petit ?
Je t'interdis la violence que je m'autorise ... '
Non, ça veut dire qu'il est formellement interdit de frapper sa mère, que c'est un acte grave, qui amène une punition rare, et très désagréable. Tout simplement.
Post 16 :
pat384
21/04/2008 12:08:30
L'autorité n'est certes pas négociable, mais à partir du moment où l'enfant a compris et intégré les limites, l'autorité ne doit pas ce faire dans un rapport de force. Il y a clairement des moments où un recadrage est nécessaire, mais la parole ne suffit-elle pas ? On ressasse à nos enfants que les problèmes peuvent se régler sans violence, alors... doit-on, en tant qu'éducateur ou que parent, montrer de la sorte notre toute puissance ?
Post 17 :
Mine
21/04/2008 14:49:39
L'autre jour, en ville, j'ai assisté à un spectacle effrayant. Une jeune maman, avec poussette, se promenait, une fillette de 2 ans l'accompagnant. La petite refusait de rester à co^té de sa mère, courant et s'éloignant sans cesse. La mère, avec une patience admirable, lachait la poussette, la rattrapait toujours, grondant, expliquant le danger, raccrochant la petite main à la poussette. En vain. Jusqu'au moment où un scooter a démarré sur le trottoir (encore un ado bien élevé, l'enfant au centre ... de son nombril) et a failli renverser l'enfant déobéissant. La mère, ainsi que les passants, ont eu très peur, mais apparemment pas la fillette qui a continué ses facéties, toujours rattrappée par sa mère, bien pâle.
Alors jusqu'où doit aller la philosophie de la 'non-fessée'? Jusqu'à remettre en cause la sécurité d'un enfant inconscient?
Un enfant n'est pas un adulte en miniature (ça, c'est un des travers des pédagos), il ne raisonnent pas comme nous, n'est pas toujours capable d'accepter une explication ou une interdiction . Parfois il entre violemment en opposition, refuse la punition, nargue les parents, cherche les limites, la confrontation. C'est pourquoi, une gifle (je préfère la fessée) peut être nécessaire.
Parfois aussi, il doit obéir dans la minute, on n' a pas le temps de négocier ou de punir. Question de sécurité. La parole ne suffit pas.
Post 18 :
Mamoune
21/04/2008 15:03:07
Education et sanction.
Il faudrait réfléchir à ce sujet.
Gifle, tape sur les fesses (ou fessée) punition, privations etc
Il est évident, pour les parents et les éducateurs, que l'enfant étant 'perfectible' , ce n'est pas sans renacler qu'il ira dans le bon sens.
Il faut bien faire une pression quelconque pour obliger à l'effort.
Parfois on peut se contenter de bonnes (ou mauvaises) paroles.
Mais les adultes ne sont pas non plus parfaits, ni d'une patience à toute épreuve.
Qui ne s'est jamais emporté ?
Chez moi on disait : pas de tapes sur la tête. C'est mauvais pour le cerveau.
Mais pour le reste....
Post 19 :
Mine
21/04/2008 15:10:13
'Chez moi on disait : pas de tapes sur la tête. C'est mauvais pour le cerveau.
Mais pour le reste.... '
Tout à fait d'accord, les tapes sur la tête peuvent être mal dosées...
Chez les tout petits, les tapes sur les mains sont efficaces, certaines collègues agées les utilisent parfois en maternelle. Chuuut...
Post 20 :
Mine
21/04/2008 15:10:36
\'Chez moi on disait : pas de tapes sur la tête. C\'est mauvais pour le cerveau.
Mais pour le reste.... \'
Tout à fait d\'accord, les tapes sur la tête peuvent être mal dosées...
Chez les tout petits, les tapes sur les mains sont efficaces, certaines collègues agées les utilisent parfois en maternelle. Chuuut...
Post 21 :
Mamoune
21/04/2008 15:19:34
Je me souviens d'une promenade marathon avec ma petite fille de 2 ans dans un jardin public.
Elle courait si vite que je suivais péniblement...Arrivée à la sortie qui donnait sur une route très passante,
je lui criais :' stop' ( c'était la consigne pour s'arrêter)
La mignonne n'écoutait rien et continuait de plus belle vers la rue, au risque de se jeter sous une voiture.
Inutile de dire qu'elle a écopé de sa 1ère fessée.
C'était l'hiver et elle n'a pas dû sentir grand chose, étant bien couverte...
Elle s'est mise à hurler en répétant comme une litanie entre deux sanglots . ' Mamoune m'a tapé....'
Je n'étais pas fière de moi...
Elle est devenue plus prudente.....et pas traumatisée pour 2 sous....
Post 22 :
Mine
21/04/2008 15:30:55
Je pense que ce sont les parents demissionnaires, pétris de psychologisme et de bonnes intentions qui devraient avoir honte: la sécurité d'un enfant ne se discute pas.
Post 23 :
Mamoune
21/04/2008 18:30:58
m'a tapée....c'est une petite fille....
Décidément mes automatismes sont pervertis, je ne suis même plus capable d'accorder les participes passés correctement !
Post 24 :
pat384
21/04/2008 22:47:14
Je suis d'accord pour dire qu'une petite réprimande sur la main peut permettre à l'enfant de comprendre instantanément...
Post 25 :
Ananke
22/04/2008 00:58:56
Une tape sur la main ? Quelle audace pat384 ! Aujourd'hui, elle pourrait vous entrainer tout droit au tribunal ! Et ce n'est pas une caricature : aux Etats-Unis, lorsque je raconte quelques épisodes de claques et de fessée françaises, tout le monde pousse des soupirs : 'Ici, on ne pourrait plus faire ça : on serait directement convoqué chez le juge. Les enfants sont intouchables.' De l'enfant roi, on est passé de l'autre côté de l'Atlantique, à l'enfant tyran. Vive le progrès !
Post 26 :
Ananke
22/04/2008 01:00:49
Est-ce bien normal que je ne puisse plus écrire d'accents circonflexes ? voici par exemple un 'i' accent circonflexe : î
Modérateur ?
Post 27 :
Ananke
22/04/2008 01:03:46
Les accents circonflexes ne sont pas lus dans l'aperçu du message, avant envoi. Aaah ces mystères insondables de l'informatique... on devrait y consacrer des heures d'enseignement dès la maternelle, tiens.
Post 28 :
pat384
22/04/2008 14:02:20
Je ne pensais pas à l'école lorsque j'ai envoyé mon dernier poste...
Post 29 :
Anne-Marie Valette
22/04/2008 15:07:09
Aux USA, ce n'est pas d'aujourd'hui.
Je me souviens...il y a quarante ans ! d'un assistant brillant pédiatre que nous aimions beaucoup raconter un voyage aux US. Des parents avaient discuté pendant une heure avec 'mon chéri' qui avait trois ans pour le décider à aller au lit, alors qu' ils recevaient un groupe de médecins français.
Notre ami s'était levé, dans son indignation, et sa cravate plongeait dans la sauce de son assiette à chaque gesticulation, charitablement nous étions pliés de rire.
Anne-Marie.